28 Fév

Négo travail sur internet : un accord en vue

Après neuf longues séances de négociation, un accord est enfin en vue concernant le travail des journalistes de Publihebdos sur internet, en remplacement de l’accord précédent dont le montant de la prime était largement insuffisant.

Ce nouvel accord porte sur un montant annuel de 1000 € brut par an (contre 200 précédemment), rétroactif au 1er janvier 2019. Soit 83,33 € par mois.

Cette prime s’ajoute à l’engagement de la direction d’améliorer les dotations en matériel :

  • Augmentation du volume de data de 3 à 10 Go par mois (effective depuis le 1er janvier 2019)
  • Renouvellement du parc des smartphones sur 3 ans avec pour objectif une augmentation de la capacité mémoire a minima de 64 Go
  • Equipement d’au moins d’un kit vidéo par rédaction.

Cela en plus d’action de formations au web et du recrutement de journalistes coordinateurs SR par région.

On partait de loin avec, une nouvelle fois, une direction peu encline à négocier. Mais le front syndical a su tenir bon et arriver à un montant, même s’il reste en deça des attentes de la plupart des journalistes, acceptable.

CFDT journalistes aurait préféré arriver à un montant de 100€ brut par mois pour chaque journaliste (soit 1300 € / an), mais se félicite d’une avancée sociale réelle alors que les salaires restent trop bas en PHR.

Les trois organisations syndicales devraient signer cet accord lors de sa présentation, au début de la semaine prochaine.

27 Sep

1% d’augmentation de branche au 1er novembre 2018

L’accord NAO 2018 de la branche PHR a été signé par l’ensemble des organisations syndicales, jeudi 27 septembre. Il prévoit une augmentation générale de 1% applicable au 1er novembre 2018, sur les salaires réels pour les journalistes, sur les minimas de branche pour les autres catégories.

1%, c’est trop peu, alors qu’ensemble, les organisations syndicales avaient demandé 3 %, constatant une inflation de 2,3% sur les 12 mois glissants (de juillet à juillet) et une prévision d’inflation autour de 1,7% pour l’année 2018. Mais c’est mieux que les 0,5% de la première proposition patronale…

Pour justifier cette politique sociale plutôt serrée, les éditeurs mettent en avant la dégradation globale des ventes (-4,67% en 2017) et du chiffre de la pub (-3,27%) que la montée en puissance du numérique ne compenserait pas, alors que le prix du papier journal, lui, ne cesse d’augmenter.

La nouvelle Alliance, regroupant les syndicats de la PHR, la PQD, la PQR et la PQN, est toutefois jugée comme étant une “bonne opportunité” par les patrons qui espèrent ainsi peser davantage face aux annonceurs, aux pouvoirs publics et aux géants du numérique avec lesquels devraient se négocier la mise en place d’un “droit voisin” pour l’utilisation des contenus de presse à l’horizon 2020-2021.

“Les effectifs de la PHR restent stables, mais les exploitations des entreprises sont fragiles” ont plaidé les éditeurs là où les syndicats ont mis en avant les pertes de pouvoir d’achat subies par les salariés de la branche.

L’accord, qui porte le point d’indice à 3,95€ pour les journalistes, 3,89 € pour les ouvriers et employés et 12,78 € pour les cadres fera l’objet d’une revoyure.

> LIRE AUSSI : les barèmes de salaire applicables en PHR

31 Août

200€ de prime internet pour les journalistes : le cadeau empoisonné !

De façon unilatérale, la direction de Publihebdos a décidé de gratifier les journalistes d’une prime exceptionnelle de 200€ pour le travail internet, alors que les discussions sur un vrai accord de travail bi-média sont dans l’impasse.

200€ brut, soit une douzaine d’euros net par mois, c’est ce que vaudrait le travail des journalistes pour leur contribution à la « machine » actu.fr

Une aumône totalement inacceptable face à nos demandes, très raisonnables, d’une rémunération d’au moins 600€/an en plus de la mise en place d’astreintes rémunérées pour ceux devant assumer la veille des week-ends.

Une prochaine rencontre sur ce sujet est prévue le 20 septembre avec la direction. D’ores et déjà, nous invitons les journalistes à se mobiliser et à faire remonter leurs mécontentement aux représentants syndicaux CFDT et CGT, ainsi qu’à leurs éditeurs.

Ensemble, nous disons un grand non au travail au rabais !