16 Juil

Publihebdos : osons dire STOP !

Dans un tract commun, les sections CFDT et CGT de Publihebdos appellent les salariés à dire STOP à la surcharge et à la dégradations des conditions de travail. Les journalistes réclament aussi la prise en compte du travail sur le numérique.

La situation à Publihebdos devient préoccupante.

Les élus de la CGT et de la CFDT constatent de nombreuses situations de souffrance au travail. Nous déplorons un climat difficile au sein de l’entreprise dû à une surcharge de travail généralisée et des pressions exercées par les éditeurs et la direction dans le seul but d’une rentabilité maximum.

> Dans les rédactions, en plus du support papier, les journalistes doivent répondre aux injonctions incessantes d’Actu.fr et de la performance web, sans aucune reconnaissance du travail effectué. Les discussions en cours qui obligeraient les journalistes à répondre à huit critères aberrants pour obtenir une prime de 15 euros bruts mensuels, ne laissent pas augurer d’une amélioration de la situation. Le développement du web ne doit pas se faire au détriment du papier.

> Dans les ateliers, on subit un abandon de la qualité et on doit faire avec des effectifs de plus en plus réduits. Tout le monde doit tout prendre sous menace de recours à la sous-traitance extérieure, déjà existante, et doit faire face à une gestion au jour le jour.

> Dans les services généraux, après la purge des accueils, les animateurs des ventes se retrouvent avec des secteurs trop importants pour travailler correctement. Pour les annonces légales, il n’y a pas de visibilité. La fermeture brutale de l’imprimerie de Bernay va entraîner de nouvelles réorganisations, sans compter la suppression de 5 emplois touchant des ouvriers.

Face à tout cela, nous demandons :
• Le rétablissement du dialogue social dans cette entreprise qui a jeté ses valeurs humanistes aux orties

• L’amélioration des conditions de travail et de rémunération de l’ensemble du personnel

• Davantage de considération pour les élus du personnel dont les remontées de terrain ne sont jamais prises en compte

Nous sommes tous concernés, ne baissons pas les bras, soutenez-nous, rejoignez-nous !

> N’hésitez pas à partager et à diffuser ce tract en le téléchargeant depuis le site internet : http://journalistes-cfdt.fr/act…/publihebdos-osons-dire-stop

07 Juin

[Téléchargement] Le nouveau « Livret du journaliste » est paru

Téléchargez-le, lisez-le, diffusez-le… Le nouveau « Livret du journaliste » édité par CFDT-Journaliste est paru, et il est gratuit.

Il permet de faire le point sur un grand nombre de sujets intéressant tous les journalistes :

  • la carte de presse,
  • la commission arbitrale des journalistes,
  • la déontologie,
  • la rémunération à la pige,
  • le contrat de travail,
  • le dialogue social,
  • la représentation dans l’entreprise.

Pour le télécharger : cliquer ici.

Vous pouvez aussi en demander un exemplaire « papier » en écrivant à :

Frédéric Marion-Garcia – Secrétaire général CFDT-Journalistes
Fédération Communication Conseil Culture CFDT
47-49, Avenue Simon Bolivar
75950 PARIS CEDEX 19

Par mail : journalistes@f3c.cfdt.fr

19 Avr

Une manœuvre grossière de la Sécurité routière met les journalistes en porte-à-faux

Les rédactions n’ont pas été consultées avant la publication de cette publicité.

Une pleine page de publicité de la Sécurité routière émanant de la régie Espace PHR est publiée cette semaine dans nos hebdomadaires, s’appuyant sur des extraits d’articles de la presse régionale pour promouvoir le passage aux 80 km/h, mesure on ne peut plus contestée dans les secteurs ruraux.

On peut penser ce qu’on veut de cette mesure en matière de sécurité routière. Mais en procédant ainsi à des fins de propagande, le Gouvernement met une nouvelle fois des journalistes en porte-à-faux qui voient leurs articles détournés : les quelques phrases extraites, allant toutes dans le sens de la Sécurité routière, sont en effet sorties de leur contexte et dénaturent les reportages.

De plus, il semblerait que les rédactions et les auteurs n’aient pas été consultés avant la diffusion de cette publicité.

Forte opposition

Rappelons que plus de 3 usagers sur 4 sont opposés à cette mesure prise de façon autoritaire par le Premier ministre et que la semaine dernière, au niveau national, ce sont 30 000 motards et automobilistes qui ont manifesté contre le passage aux 80 km/h.

Les journalistes ne peuvent que dénoncer cette tentative de manipulation grossière de l’opinion et demandent à la régie publicitaire Espace PHR de faire preuve d’un peu plus de discernement avant d’accepter les campagnes du Gouvernement.

Une question sur ce sujet sera posée au prochain Comité d’entreprise de Publihebdos, une de ces phrases ayant été piochée dans un article du Pays d’Auge.

05 Avr

Ne bradons pas le travail sur internet

Le développement du numérique a profondément changé les conditions de travail des journalistes de PHR

Reconnaissance du travail effectué, mise en place d’un cadre précis et versement d’une juste rémunération : ce sont ces trois points qui sont mis en avant par les journalistes CFDT de Publihebdos dans le cadre de la négociation d’un nouvel accord d’entreprise sur le travail internet.

Le précédent accord, conclu en 2015, est arrivé à son terme le 31 décembre dernier. Théoriquement, sa renégociation aurait dû être mise en chantier six mois avant son échéance, mais cela n’a pas été fait, la direction traînant plutôt des pieds sur ce sujet. Et pour cause : lors de la première réunion de négociation, elle a expliqué qu’elle entendait renégocier cet accord sur la base de l’accord précédent (à savoir une prime de 200 euros par an), ce qui, pour les journalistes CFDT, n’est pas acceptable.

Depuis 2015, en effet, le numérique a pris un poids considérable dans le travail des rédactions. Il représente aussi 7% du chiffre d’affaires publicitaire.

Les journalistes de PHR travaillent désormais de la même façon que leurs confrères des quotidiens (quant à la réactivité et la mise en ligne) et la création du portail actu.fr change aussi la donne sur le périmètre de diffusion de leurs articles.

Lors de la négociation de branche PHR sur la grille des journalistes, les éditeurs ont refusé toute discussion portant sur la révision des grilles de classifications et n’ont pas non plus voulu entendre parler de bonus de rémunération des journalistes pour le travail sur internet.

Pour Publihebdos, la direction considère que de fait, les journalistes de PHR sont « bimédias » et peuvent être appelés à travailler sur les supports multimédias sans rémunération supplémentaire. Un point de vue que nous ne partageons pas.

Nous revendications quant au travail sur internet au sein de Publihebdos portent sur trois points :

  • La reconnaissance du travail effectué : cela signifie que les éditeurs doivent réellement prendre en compte la charge de travail supplémentaire qu’apporte la mise en ligne d’informations en temps réel sur le site actu.fr et que cela ne peut pas se faire « en plus de tout le reste ». D’autant que le « web » ne s’accommode pas d’un simple copier-coller d’articles déjà diffusés dans les éditions « papier », nous répète-t-on sans cesse.
  • La définition d’un cadre précis : le projet actu.fr nécessite une grande implication des journalistes et dans plusieurs rédactions, des astreintes sont mises en place, notamment en ce qui concerne les faits divers. Dans ce domaine, on ne peut pas se satisfaire de solutions à géométrie variable, en fonction des zones et des éditeurs.
  • La juste rémunération : ce travail sur internet a profondément changé l’organisation des journées de travail et demande une veille constante, ce qui n’était pas le cas du temps des seuls journaux papier. Cela a aussi demandé une montée en compétences des journalistes, de plus en plus nombreux à maîtriser les « bons usages du net » tant sur la rédaction des articles numériques, que sur leur enrichissement avec des galeries photo et des vidéos.

Pour ces raisons, alors que la GPEC des journalistes n’avance pas et ne débouche sur rien, les journalistes CFDT demandent :

  • un complément de rémunération pour chaque journaliste travaillant sur le web de 50 euros brut par mois (soit 650 euros brut / an)
  • la mise en place de primes d’astreinte de week-end d’un montant de 15 euros par jour (samedi, dimanche, jour fériés et RH) en plus de la récupération des heures travaillées en cas de sortie terrain un jour d’astreinte.
  •  L’extension du paiement de ces primes aux journalistes et titres hors UES, mais rattachés à actu.fr (comme SEPR, par exemple).

La signature d’un tel accord dépendra certainement du rapport de force que les journalistes de Publihebdos et ses filiales pourront exercer sur la direction. Et nous aurons certainement besoin de votre mobilisation pour les faire aboutir ces demandes. Ne bradons pas le travail sur internet.

19 Jan

Fake News : est-il utile de légiférer aujourd’hui ?

Les journalistes de la CFDT soulignent que, sans la protection des sources, sans la négociation de chartes d’éthique de presse, sans un réexamen du statut juridique des entreprises de presse d’information, la mission d’informer est en danger.

16 Déc

PHR : augmentation de 0,5 % sur les salaires réels au 1er décembre

En presse hebdomadaire régionale (PHR), plusieurs organisations syndicales, dont la CFDT, ont signé l’accord sur les salaires qui acte une augmentation de 0,5% au 1er décembre 2017.
La dernière augmentation datait de 2014. Le syndicat patronal avait débuté la négociation à +0,3%. L’augmentation se fera sur les salaires réels chez les journalistes.
La valeur de la grille des journalistes a été relevée de 4% au 1er juillet 2017, celle des employés l’avait été de 6% en 2015.

A partir du 1er décembre 2017, la valeur du point passe donc à :

  • 3,85 € bruts pour les ouvriers et les employés.
  • 3,91 € bruts pour les journalistes.
  • 12,16 € bruts pour les cadres (encore sur une ancienne grille).
08 Déc

Charte déontologique : signature de l’accord

Pour Publihebdos, nous avons signé avec le SNJ un accord portant sur la reconnaissance de la charte 1918-1938-2011 en regrettant que la direction refuse toute référence à la Charte de Munich. Est-ce parce qu’elle évoque un « revenu décent pour les journalistes » ou qu’elle entrevoit une possibilité de démocratie dans l’entreprise ?
Les syndicats, eux, se réfèrent aux deux chartes. Et c’est tant mieux.

26 Mai

Une nouvelle grille de salaire pour les journalistes

Une nouvelle réunion de négociation sur la grille des journalistes s’est tenue, jeudi 4 mai au siège de la FPPR-PHR à Paris. Ce round supplémentaire dans la négociation n’a pas été inutile puisqu’il a permis de conclure un accord signé par l’ensemble des organisations syndicales participantes : CFDT, CFTC, CGT, FO et SNJ.

On pourra regretter que la proposition de grille différenciée en fonction des couplages et des groupes de presse formulée par la CFDT ait été refusée par les patrons pour des raisons assez oiseuses (comme la distorsion entre les titres de PHR, alors que cela existe pour la presse magazine) ; de même que la proposition de la CFTC d’une grille augmentée sur 3 ans pour arriver à 6 %.

Le volontarisme affiché par les négociateurs a toutefois eu pour effet d’obliger les patrons à une ultime avancée : nous en sommes ainsi arrivés à une augmentation moyenne de la grille de 4 %, avec cependant un effort plus important sur les indices regroupant le plus grand nombre de journalistes : +4,86 pour le coefficient 125, +4,50 % sur le 130 et +4,42 % sur le 135.
Les indices 112 et 115 ainsi que les 120 et 125 sont fondus pour donner des indices uniques : 413 pour les débutants, pour lesquels le salaire de base passe à 1606,57€ ; et 419 pour la marche du dessus.
Les primes de tirage, de périodicité et d’appareil photo ne changent pas, mais à la demande du SNJ et de la CGT, appuyés par la CFDT, la CFTC et FO, une nouvelle négociation sera ouverte à la rentrée sur les qualifications et définitions des métiers intégrant le numérique.
La prise d’effet de la nouvelle grille a été fixée au 1er juillet 2017. Et si les augmentations ne s’appliquent obligatoirement que pour les salaires à la grille, contrairement aux augmentations obtenues au titre de l’indice des prix qui portent sur les salaires réels, les entreprises restent libres de les appliquer à l’ensemble des salaires. L’impact sera en revanche général, mais marginal, sur le montant de l’ancienneté, calculé sur les salaires de la grille.

Côté NAO, les patrons proposent toujours 0 % d’augmentation et renvoient la discussion au mois de septembre.

Sur le suivi d’accord droit d’auteur, il a de nouveau été mentionné par le SNJ des titres où celui-ci n’est pas appliqué. Enfin, sa revalorisation a par ailleurs été demandée.

A la rentrée, une négociation sera ouverte sur la grille des cadres.

La nouvelle grille

  • 413 – Journaliste stagiaire (12 à 24 mois) – 413 – 1606,57 €
  • 419 – Photo reporter 1er échelon, Secrétaire de rédaction 1er échelon, Journaliste polyvalent 1er échelon : 1629,91 €
  • 425 – SR multimédia 1er échelon, Reporter photo 2e échelon : 1653,25 €
  • 441 – Journaliste polyvalent 2e échelon, Rédacteur détaché, Secrétaire de rédaction de 2e échelon : 1715,49 €
  • 452 – 1er Secrétaire de rédaction, SR multimédia 2e échelon :  1758,28 €
  • 468 – Chef de service ou d’agence, Journaliste polyvalent 3e échelon : 1820,52 €
  • 485 – Chef d’édition(s), Secrétaire général de la rédaction : 1886,65 €
  • 567 – Rédacteur en chef adjoint : 2205,63€
  • 617 – Rédacteur en chef : 2400,13 €

Ces salaires sont des minima de branche pour une base de 35 heures hebdomadaires. Ils doivent être majorés de 10% pour les journaux au-dessus de 10.000 exemplaires ; de 10% pour tenir compte de la périodicité bi-hebdo et de 15% pour la périodicité tri-hebdo. Une indemnité de 38,11 € est attribuée aux journalistes qui utilisent leur appareil photo personnel.

La valeur du point au 1/7/2017 est de 3,89 €.

03 Mai

Impots des journalistes : les nouveautés à connaître

Si vous êtes journaliste, pigiste ou non, une nouveauté a fait son apparition sur la déclaration 2017 des revenus 2016 avec la  case 1GA, « abattement forfaitaire : assistants maternels et journalistes ». Cette case supplémentaire correspond au montant de l’allocation pour frais d’emploi. Indiquez 7650 euros si l’allocation a été déduite entièrement.

Si vous avez perçu moins que l’abattement (7650€) vous ne déclarez rien. Si vous avez gagné plus (on l’espère !)  il faut déduire de la somme à indiquer les 7650 euros.

En résumé : mettre le montant corrigé, abattement déduit, dans la case  1AJ et inscrire 7.650 € dans cette nouvelle case  1GA. Cette disposition nouvelle anticipe le prélèvement à la source.

 

28 Avr

L’accord NAO a été signé par l’ensemble des organisations syndicales de Publihebdos

L’accord de négociation annuelle obligatoire (NAO) a été signé par l’ensemble des organisations syndicales de Publihebdis.

Il comprend :

  • une augmentation générale de 1% au 1er juillet,
  • l’augmentation de la prime de délégation (pour les remplacements des RC) à 90€ brut par semaine
  • ajoute, pour les employés, un jour de congé pour le décès des grands parents.
  • et dispose que le temps de trajet pour se rendre en formation sera intégralement considéré en temps de travail.

Par ailleurs, deux négociations sont engagées sur le droit à la déconnexion et sur l’adoption d’une charte déontologique.