20 Sep

Motion de soutien des élus CFDT et GGT du CE de Publihebdos aux grévistes de Ouest-France

Les élus CFDT et CGT de Publihebdos apportent leur soutien plein et entier aux grévistes de Ouest-France contre le projet de mutualisation des éditions des quotidiens des Pays de Loire qui vise à supprimer 56 postes et fermer des rédactions, et partagent leur inquiétude quant à l’avenir du groupe.

Ce plan piétine les engagements historiques de Ouest-France de maintenir le pluralisme et la qualité de l’information et risque, à terme, de fragiliser l’ensemble du groupe.

Cette évolution vers toujours plus de rentabilité inquiète fortement les élus CFDT et CGT de Publihebdos qui déjà s’interrogeaient lors de la présentation du projet « inventons demain », semblant se transformer en projet « licencions aujourd’hui et demain ».

Dans cet « écosystème », les salariés de Publihebdos ne veulent pas devenir davantage les collaborateurs low-cost du navire amiral Ouest-France.

Fait à Rennes, le 20 septembre 2018

16 Juil

La CFDT apporte son soutien aux deux journalistes de Publihebdos agressés dimanche

Deux journalistes en reportage pour le site « Normandie actu » (actu.fr, groupe Publihebdos) ont été frappés, dimanche 15 juillet à Rouen, alors qu’ils couvraient les festivités liées à la victoire Française en finale de la Coupe du monde.

A Rouen comme dans d’autres villes, ces festivités ont été entachées par des scènes de violence et plusieurs agressions, dont celles de nos collègues Simon Louvet et Julien Bouteiller, pris à partie par un groupe d’individus sur le parvis de l’hôtel de ville, vers 20h30.

Simon filmait l’une de ces agressions lorsqu’un des protagonistes lui a demandé de supprimer sa vidéo. Il a refusé et a alors été frappé. Son collègue Julien a tenté de s’interposer. Il a lui aussi été projeté au sol et a reçu plusieurs coups de pied. Les deux journalistes ont fini la soirée à l’hôpital, avec trois jours d’ITT (incapacité temporaire de travail) pour Julien.

Il était de leur devoir de rendre compte de ces faits. Et la section CFDT de Publihebdos apporte son entier soutien à ces deux collègues, agressés parce qu’ils étaient journalistes et parce que des voyous ont décidé de s’en prendre aux témoins de leurs exactions.

Dans un communiqué, la direction de Publihebdos souligne que ses rédactions respectent les règles de droit, avant d’exiger « que La Liberté de la Presse et le Droit à l’Information soient également respectés. »

07 Juin

[Téléchargement] Le nouveau « Livret du journaliste » est paru

Téléchargez-le, lisez-le, diffusez-le… Le nouveau « Livret du journaliste » édité par CFDT-Journaliste est paru, et il est gratuit.

Il permet de faire le point sur un grand nombre de sujets intéressant tous les journalistes :

  • la carte de presse,
  • la commission arbitrale des journalistes,
  • la déontologie,
  • la rémunération à la pige,
  • le contrat de travail,
  • le dialogue social,
  • la représentation dans l’entreprise.

Pour le télécharger : cliquer ici.

Vous pouvez aussi en demander un exemplaire « papier » en écrivant à :

Frédéric Marion-Garcia – Secrétaire général CFDT-Journalistes
Fédération Communication Conseil Culture CFDT
47-49, Avenue Simon Bolivar
75950 PARIS CEDEX 19

Par mail : journalistes@f3c.cfdt.fr

19 Avr

Une manœuvre grossière de la Sécurité routière met les journalistes en porte-à-faux

Les rédactions n’ont pas été consultées avant la publication de cette publicité.

Une pleine page de publicité de la Sécurité routière émanant de la régie Espace PHR est publiée cette semaine dans nos hebdomadaires, s’appuyant sur des extraits d’articles de la presse régionale pour promouvoir le passage aux 80 km/h, mesure on ne peut plus contestée dans les secteurs ruraux.

On peut penser ce qu’on veut de cette mesure en matière de sécurité routière. Mais en procédant ainsi à des fins de propagande, le Gouvernement met une nouvelle fois des journalistes en porte-à-faux qui voient leurs articles détournés : les quelques phrases extraites, allant toutes dans le sens de la Sécurité routière, sont en effet sorties de leur contexte et dénaturent les reportages.

De plus, il semblerait que les rédactions et les auteurs n’aient pas été consultés avant la diffusion de cette publicité.

Forte opposition

Rappelons que plus de 3 usagers sur 4 sont opposés à cette mesure prise de façon autoritaire par le Premier ministre et que la semaine dernière, au niveau national, ce sont 30 000 motards et automobilistes qui ont manifesté contre le passage aux 80 km/h.

Les journalistes ne peuvent que dénoncer cette tentative de manipulation grossière de l’opinion et demandent à la régie publicitaire Espace PHR de faire preuve d’un peu plus de discernement avant d’accepter les campagnes du Gouvernement.

Une question sur ce sujet sera posée au prochain Comité d’entreprise de Publihebdos, une de ces phrases ayant été piochée dans un article du Pays d’Auge.

19 Jan

Fake News : est-il utile de légiférer aujourd’hui ?

Les journalistes de la CFDT soulignent que, sans la protection des sources, sans la négociation de chartes d’éthique de presse, sans un réexamen du statut juridique des entreprises de presse d’information, la mission d’informer est en danger.

03 Mai

Impots des journalistes : les nouveautés à connaître

Si vous êtes journaliste, pigiste ou non, une nouveauté a fait son apparition sur la déclaration 2017 des revenus 2016 avec la  case 1GA, « abattement forfaitaire : assistants maternels et journalistes ». Cette case supplémentaire correspond au montant de l’allocation pour frais d’emploi. Indiquez 7650 euros si l’allocation a été déduite entièrement.

Si vous avez perçu moins que l’abattement (7650€) vous ne déclarez rien. Si vous avez gagné plus (on l’espère !)  il faut déduire de la somme à indiquer les 7650 euros.

En résumé : mettre le montant corrigé, abattement déduit, dans la case  1AJ et inscrire 7.650 € dans cette nouvelle case  1GA. Cette disposition nouvelle anticipe le prélèvement à la source.

 

12 Mai

Election à la carte de presse : belle progression de la CFDT

Élection carte de presse : la liste CFDT obtient 16,5% au national au premier tour. Soit une amélioration de 3% ! Très bons scores dans nos régions : Bretagne 29,21%, Normandie 22,37%, Pays de Loire 23,45%, Aquitaine 11,85%. Hélas le quorum n’a pas été atteint et il y aura un 2ème tour. Pour le pluralisme à la CCIJP, transformons l’essai !

En ce lundi 4 mai, la participation à l’élection à la commission de la carte de presse était de 5629 votants par internet et 1143 par correspondance, soit un total de 6572, soit 18,7% de participation. Une grosse moitié de la participation totale enregistrée au premier tour de 2012.

Si vous n’avez pas encore voté aux élections à la commission de la carte de presse, n’attendez pas davantage ! Le scrutin sera clos dans une semaine. La procédure par vote électronique prend 3 minutes, un peu plus si vous tenez à relire notre profession de foi .

L’enjeu de ce scrutin tient en deux mots: pluralisme et ouverture.

Pluralisme : il faut rééquilibrer la représentation des journalistes à la commission de première instance, qui délivre les cartes : il y avait lors de ce dernier mandat 10 élus SNJ, pour 4 CGT et 2 CFDT. A nous (vous inclus) de faire mieux, à nous de convaincre autour de nous de voter CFDT.

Ouverture : il faut plus d’élus CFDT, car c’est la CFDT qui entend apporter le plus de souplesse dans le traitement des dossiers. On reproche trop souvent à la commission de la carte de ne pas être en phase avec la réalité du terrain. Nous, à la CFDT, si nous restons vigilants pour ce qui fondent le métier (responsabilité de ce qu’on écrit/dit/montre ; distinguo clair avec la comm’ et la promo, etc), nous voulons en revanche que les journalistes professionnels ne perdent pas leur carte pour de simples accidents de parcours ou des difficultés temporaires.

19 Déc

Temps de travail : le forfait jour ne rétablit pas l’esclavage !

Nous invitons les cadres et journalistes à lire attentivement le prochain PV du Comité d’entreprise, qui traite de plusieurs points importants, notamment le travail sur Internet et le temps de travail dans les rédactions.

Comme l’ont rappelé les élus CFDT, les journées de travail sans fin deviennent la norme dans les rédactions, le travail sur internet venant s’ajouter à la charge déjà trop importante. Conséquence : les semaines de 50 à 60 heures hebdomadaires ne sont pas rares, mais, comme cela a été rappelé à la direction, totalement illégales.

Pour la CFDT, en aucun cas, la durée du travail ne doit excéder la durée légale européenne, soit 48 heures hebdomadaires. Un autre texte doit être pris en compte concernant les journalistes : la Convention collective qui stipule que le temps de travail des journalistes professionnels est de 39 heures par semaine. Pour nous, les RTT négociées dans le cadre des lois Aubry correspondent donc au delta entre 35 et 39 heures.

Nous avons rappelé à la direction que l’organisation du travail dans le respect de la réglementation était de sa seule responsabilité, et non pas de la responsabilité des salariés. Nous invitons donc les journalistes et cadres, CDD et CDI, à refuser de travailler comme des forçats et à faire respecter leurs droits.

21 Mar

Quel syndicalisme voulons-nous ?

Au-delà des fondamentaux, déontologie, conditions de travail et de rémunération, formation et défense des statuts, l’AG des journalistes CFDT a été l’occasion de préciser nos orientations pour les trois années à venir.
Ce qui nous intéresse, c’est un syndicalisme positif, qui obtient des résultats pour chaque salarié et pour la profession. C’est ainsi qu’au sein de Publihebdos, les représentants de la CFDT ont signé un accord sur les droits d’auteur des journalistes avantageux, cohérent et adapté à la situation de notre entreprise. Accord hélas contesté par des élus SNJ dogmatiques et surtout revanchards, qui ne supportent pas la représentativité offerte par les journalistes de Publihebdos aux représentants de la CFDT.
De la même façon, nous soutenons l’accord national interprofessionnel, signé par la CFDT, la CGC et la CFTC au niveau national, car cet accord apporte des avancées dans le domaine de la démocratie sociale, qu’il est structurant et qu’il va marquer durablement la politique de l’emploi.
Au delà des corporatismes, la CFDT apporte donc des réponses sincères et efficaces, ainsi qu’un réel soutien aux salariés. Sans faire de surenchêre ni de promesses intenables. Dans le respect de la confidentialité et des personnes. Pour un syndicalisme moderne, humain, mais aussi vigilant…