19 Avr

Une manœuvre grossière de la Sécurité routière met les journalistes en porte-à-faux

Les rédactions n’ont pas été consultées avant la publication de cette publicité.

Une pleine page de publicité de la Sécurité routière émanant de la régie Espace PHR est publiée cette semaine dans nos hebdomadaires, s’appuyant sur des extraits d’articles de la presse régionale pour promouvoir le passage aux 80 km/h, mesure on ne peut plus contestée dans les secteurs ruraux.

On peut penser ce qu’on veut de cette mesure en matière de sécurité routière. Mais en procédant ainsi à des fins de propagande, le Gouvernement met une nouvelle fois des journalistes en porte-à-faux qui voient leurs articles détournés : les quelques phrases extraites, allant toutes dans le sens de la Sécurité routière, sont en effet sorties de leur contexte et dénaturent les reportages.

De plus, il semblerait que les rédactions et les auteurs n’aient pas été consultés avant la diffusion de cette publicité.

Forte opposition

Rappelons que plus de 3 usagers sur 4 sont opposés à cette mesure prise de façon autoritaire par le Premier ministre et que la semaine dernière, au niveau national, ce sont 30 000 motards et automobilistes qui ont manifesté contre le passage aux 80 km/h.

Les journalistes ne peuvent que dénoncer cette tentative de manipulation grossière de l’opinion et demandent à la régie publicitaire Espace PHR de faire preuve d’un peu plus de discernement avant d’accepter les campagnes du Gouvernement.

Une question sur ce sujet sera posée au prochain Comité d’entreprise de Publihebdos, une de ces phrases ayant été piochée dans un article du Pays d’Auge.

05 Avr

Ne bradons pas le travail sur internet

Le développement du numérique a profondément changé les conditions de travail des journalistes de PHR

Reconnaissance du travail effectué, mise en place d’un cadre précis et versement d’une juste rémunération : ce sont ces trois points qui sont mis en avant par les journalistes CFDT de Publihebdos dans le cadre de la négociation d’un nouvel accord d’entreprise sur le travail internet.

Le précédent accord, conclu en 2015, est arrivé à son terme le 31 décembre dernier. Théoriquement, sa renégociation aurait dû être mise en chantier six mois avant son échéance, mais cela n’a pas été fait, la direction traînant plutôt des pieds sur ce sujet. Et pour cause : lors de la première réunion de négociation, elle a expliqué qu’elle entendait renégocier cet accord sur la base de l’accord précédent (à savoir une prime de 200 euros par an), ce qui, pour les journalistes CFDT, n’est pas acceptable.

Depuis 2015, en effet, le numérique a pris un poids considérable dans le travail des rédactions. Il représente aussi 7% du chiffre d’affaires publicitaire.

Les journalistes de PHR travaillent désormais de la même façon que leurs confrères des quotidiens (quant à la réactivité et la mise en ligne) et la création du portail actu.fr change aussi la donne sur le périmètre de diffusion de leurs articles.

Lors de la négociation de branche PHR sur la grille des journalistes, les éditeurs ont refusé toute discussion portant sur la révision des grilles de classifications et n’ont pas non plus voulu entendre parler de bonus de rémunération des journalistes pour le travail sur internet.

Pour Publihebdos, la direction considère que de fait, les journalistes de PHR sont « bimédias » et peuvent être appelés à travailler sur les supports multimédias sans rémunération supplémentaire. Un point de vue que nous ne partageons pas.

Nous revendications quant au travail sur internet au sein de Publihebdos portent sur trois points :

  • La reconnaissance du travail effectué : cela signifie que les éditeurs doivent réellement prendre en compte la charge de travail supplémentaire qu’apporte la mise en ligne d’informations en temps réel sur le site actu.fr et que cela ne peut pas se faire « en plus de tout le reste ». D’autant que le « web » ne s’accommode pas d’un simple copier-coller d’articles déjà diffusés dans les éditions « papier », nous répète-t-on sans cesse.
  • La définition d’un cadre précis : le projet actu.fr nécessite une grande implication des journalistes et dans plusieurs rédactions, des astreintes sont mises en place, notamment en ce qui concerne les faits divers. Dans ce domaine, on ne peut pas se satisfaire de solutions à géométrie variable, en fonction des zones et des éditeurs.
  • La juste rémunération : ce travail sur internet a profondément changé l’organisation des journées de travail et demande une veille constante, ce qui n’était pas le cas du temps des seuls journaux papier. Cela a aussi demandé une montée en compétences des journalistes, de plus en plus nombreux à maîtriser les « bons usages du net » tant sur la rédaction des articles numériques, que sur leur enrichissement avec des galeries photo et des vidéos.

Pour ces raisons, alors que la GPEC des journalistes n’avance pas et ne débouche sur rien, les journalistes CFDT demandent :

  • un complément de rémunération pour chaque journaliste travaillant sur le web de 50 euros brut par mois (soit 650 euros brut / an)
  • la mise en place de primes d’astreinte de week-end d’un montant de 15 euros par jour (samedi, dimanche, jour fériés et RH) en plus de la récupération des heures travaillées en cas de sortie terrain un jour d’astreinte.
  •  L’extension du paiement de ces primes aux journalistes et titres hors UES, mais rattachés à actu.fr (comme SEPR, par exemple).

La signature d’un tel accord dépendra certainement du rapport de force que les journalistes de Publihebdos et ses filiales pourront exercer sur la direction. Et nous aurons certainement besoin de votre mobilisation pour les faire aboutir ces demandes. Ne bradons pas le travail sur internet.

16 Déc

PHR : augmentation de 0,5 % sur les salaires réels au 1er décembre

En presse hebdomadaire régionale (PHR), plusieurs organisations syndicales, dont la CFDT, ont signé l’accord sur les salaires qui acte une augmentation de 0,5% au 1er décembre 2017.
La dernière augmentation datait de 2014. Le syndicat patronal avait débuté la négociation à +0,3%. L’augmentation se fera sur les salaires réels chez les journalistes.
La valeur de la grille des journalistes a été relevée de 4% au 1er juillet 2017, celle des employés l’avait été de 6% en 2015.

A partir du 1er décembre 2017, la valeur du point passe donc à :

  • 3,85 € bruts pour les ouvriers et les employés.
  • 3,91 € bruts pour les journalistes.
  • 12,16 € bruts pour les cadres (encore sur une ancienne grille).
26 Mai

Une nouvelle grille de salaire pour les journalistes

Une nouvelle réunion de négociation sur la grille des journalistes s’est tenue, jeudi 4 mai au siège de la FPPR-PHR à Paris. Ce round supplémentaire dans la négociation n’a pas été inutile puisqu’il a permis de conclure un accord signé par l’ensemble des organisations syndicales participantes : CFDT, CFTC, CGT, FO et SNJ.

On pourra regretter que la proposition de grille différenciée en fonction des couplages et des groupes de presse formulée par la CFDT ait été refusée par les patrons pour des raisons assez oiseuses (comme la distorsion entre les titres de PHR, alors que cela existe pour la presse magazine) ; de même que la proposition de la CFTC d’une grille augmentée sur 3 ans pour arriver à 6 %.

Le volontarisme affiché par les négociateurs a toutefois eu pour effet d’obliger les patrons à une ultime avancée : nous en sommes ainsi arrivés à une augmentation moyenne de la grille de 4 %, avec cependant un effort plus important sur les indices regroupant le plus grand nombre de journalistes : +4,86 pour le coefficient 125, +4,50 % sur le 130 et +4,42 % sur le 135.
Les indices 112 et 115 ainsi que les 120 et 125 sont fondus pour donner des indices uniques : 413 pour les débutants, pour lesquels le salaire de base passe à 1606,57€ ; et 419 pour la marche du dessus.
Les primes de tirage, de périodicité et d’appareil photo ne changent pas, mais à la demande du SNJ et de la CGT, appuyés par la CFDT, la CFTC et FO, une nouvelle négociation sera ouverte à la rentrée sur les qualifications et définitions des métiers intégrant le numérique.
La prise d’effet de la nouvelle grille a été fixée au 1er juillet 2017. Et si les augmentations ne s’appliquent obligatoirement que pour les salaires à la grille, contrairement aux augmentations obtenues au titre de l’indice des prix qui portent sur les salaires réels, les entreprises restent libres de les appliquer à l’ensemble des salaires. L’impact sera en revanche général, mais marginal, sur le montant de l’ancienneté, calculé sur les salaires de la grille.

Côté NAO, les patrons proposent toujours 0 % d’augmentation et renvoient la discussion au mois de septembre.

Sur le suivi d’accord droit d’auteur, il a de nouveau été mentionné par le SNJ des titres où celui-ci n’est pas appliqué. Enfin, sa revalorisation a par ailleurs été demandée.

A la rentrée, une négociation sera ouverte sur la grille des cadres.

La nouvelle grille

  • 413 – Journaliste stagiaire (12 à 24 mois) – 413 – 1606,57 €
  • 419 – Photo reporter 1er échelon, Secrétaire de rédaction 1er échelon, Journaliste polyvalent 1er échelon : 1629,91 €
  • 425 – SR multimédia 1er échelon, Reporter photo 2e échelon : 1653,25 €
  • 441 – Journaliste polyvalent 2e échelon, Rédacteur détaché, Secrétaire de rédaction de 2e échelon : 1715,49 €
  • 452 – 1er Secrétaire de rédaction, SR multimédia 2e échelon :  1758,28 €
  • 468 – Chef de service ou d’agence, Journaliste polyvalent 3e échelon : 1820,52 €
  • 485 – Chef d’édition(s), Secrétaire général de la rédaction : 1886,65 €
  • 567 – Rédacteur en chef adjoint : 2205,63€
  • 617 – Rédacteur en chef : 2400,13 €

Ces salaires sont des minima de branche pour une base de 35 heures hebdomadaires. Ils doivent être majorés de 10% pour les journaux au-dessus de 10.000 exemplaires ; de 10% pour tenir compte de la périodicité bi-hebdo et de 15% pour la périodicité tri-hebdo. Une indemnité de 38,11 € est attribuée aux journalistes qui utilisent leur appareil photo personnel.

La valeur du point au 1/7/2017 est de 3,89 €.

03 Oct

Négo et NAO FPPR : le zéro et l’infini

Cette année encore, les patrons de la FPPR ne proposent aucune augmentation des salaires pour les employés, journalistes et cadres de la PHR, malgré l’inflation de 0,4 % constatée sur l’année (de septembre 2015 à septembre 2016). Les partons mettent en avant de mauvais résultats économiques de la branche (-0,51% pour la pub, -3,94% pour la diffusion)  pour justifier ce choix, arguant également d’une « avance » de +1,02% sur la période 2001-2016 sur le coût de la vie.

La CFDT a fait valoir le fait qu’en PHR, les salaires restent très bas alors que le coût de la vie augmente et que malgré la mise en place de la nouvelle grille des employés, le premier échelon est déjà dépassé de 0,52% par le SMPG depuis janvier 2016. La NAO a été renvoyée à la revoyure de janvier 2017.

Sur la grille des journalistes, la négociation n’avance pas non plus, la proposition des éditeurs étant insuffisante, avec une progression moyenne de +2,03% et une amplitude de 50,12%, alors que la grille des employés a, elle, progressé de plus de 6% en moyenne.
La porte n’est cependant pas totalement fermée : les syndicats ont été invités à formuler de nouvelles propositions sur la grille et d’éventuelles nouvelles qualifications. Nous allons proposer des définitions sur le bi-média et la création d’un échelon de « journaliste expert » à un indice entre 150 et 175 pour offrir des perspectives de carrière aux journalistes hors encadrement.
Un chiffre a été avancé, mais qui peut cacher des réalités bien différentes : le salaire moyen d’un journaliste de PHR serait de 2500€ brut, ce qui est bien supérieur à la grille. Pour avoir une idée plus précise de la réalité des salaires, nous avons demandé le salaire moyen par indice. Les propositions doivent être envoyées au SPHR pour le 25/10.

Enfin, il a été rappelé que les journalistes devaient être consultés tous les ans sur l’option d’abattement des charges sociales.

Prochaine réunion : vendredi 18 novembre.

02 Juil

Une nouvelle grille des employés à +6%

Plusieurs infos avant les vacances :

1/ La nouvelle grille des salaires des employés de la PHR est entrée en application ce mercredi 1er juillet. Une avancée pour la CFDT, qui a été très impliquée dans cette négociation, avec en moyenne une augmentation des indices de 6%.

2/ Les patrons de la PHR nous ont fait savoir par courrier qu’ils mettaient fin à la négociation en cours sur la mise en place d’une complémentaire santé de branche. Inquiétant et décevant.

3/ Les négociations sur la mise en place d’une nouvelle grille des salaires pour les journalistes vont débuter le 24 septembre. D’ores et déjà, les journalistes CFDT ont fait parvenir aux parties leurs propositions.

Bonne vacances à tous…

07 Nov

Publihebdos rachète SEPR

76 + 12 = 88 !

C’est officiel : Publihebdos rachète une part majoritaire du Groupe Presse Régionale, d’obédience catholique, qui édite douze hebdomadaires régionaux dont La Voix du Jura (basé à Lons-le-Saunier, 9 500 ex.), La Voix du Midi (basé à Toulouse, 13 000 ex.), La Croix du Nord à (basé à Lille, 12 000 ex.)., mais aussi La Vie Quercynoise (dans le Lot), La Voix du Cantal (dans le Cantal), L’Echo du Tarn (Tarn), La Voix du Gers (Gers), La Croix du Midi (Hérault, Aude, Gard et Pyrénées Orientales), sans oublier un gratuit distribué sur Toulouse, La Voix du Midi week-end.

Ajoutés aux 76 journaux déjà édités en Bretagne, Normandie, Picardie, Ile-de-France et Aquitaine (65 hebdomadaires payants et 9 hebdomadaires gratuits), cela porte à 88 le nombre de titres gérés par le groupe, filiale de Sipa Ouest-France.

Le Groupe Presse Régionale emploie 67 salariés et réalise un C.A. de 5,2 M€. Publihebdos en emploie de son côté 750, pour 78 M€ de C.A.

Au terme de l’accord, Publihebdos prend une participation de 70% du capital de la S.A. Presse Régionale au côté de l’Association « Les amis de la Presse Régionale » qui conserve 30%. Le montant de cette acquisition n’a pas été révélé.

« Les deux dirigeants Dominique Billard (Président de Presse Régionale) et Francis Gaunand (Président de Publihebdos), conscients de l’évolution du modèle économique de la presse, voient dans ce rapprochement une alliance permettant des synergies et des développements porteurs d’avenir pour les journaux édités », est-il expliqué dans le communiqué de presse de la direction, diffusé ce vendredi 7 novembre.

Présentée au Comité d’entreprise jeudi 30 octobre 2014, cette opération a été approuvée à la majorité des élus (CFDT, CGT, CGC) et une abstention (SNJ).

Les élus CFDT du Comité d’entreprise souhaitent la bienvenue dans le groupe à ces nouveaux collègues. Mais s’ils se réjouissent de la bonne santé financière de l’entreprise, qui permet ces opérations de « croissance externe », ils déplorent que cela se fasse au prix d’un effectif sans cesse revu à la baisse, d’une généralisation des bas salaires, et d’une augmentation de la charge de travail pour tous.

04 Avr

SPHR : une journée pour rien

Jeudi 3 avril, les partenaires sociaux devaient se retrouver au siège de la FPPR pour une journée de négociations chargée, portant sur la mise en place de la couverture santé obligatoire le matin, et sur la mise à jour des coefficients de la grille des employés de la presse hebdomadaire régionale l’après-midi. Deux chantiers d’importance aux yeux de la CFDT, mais dont il n’est strictement rien sorti.

Concernant la négociation sur la complémentaire santé, c’est tout penauds que les patrons ont annoncé qu’ils comptaient en fait sur des documents d’Audiens pour avancer sur ce dossier, mais qu’ils n’avaient rien reçu… Une excuse inacceptable pour la CFDT, qui s’étonne que les patrons soient restés passifs jusqu’à l’avant veille de la réunion et qui met en doute leur volonté d’avancer sur ce sujet. En attendant qu’une négociation sérieuse puisse débuter sur une proposition patronale concrète, les représentant CFDT ont précisé deux points sur lesquels ils seront attentifs : le choix d’un contrat responsable, c’est-à-dire qui inscrive les remboursements dans le respect du parcours de santé « pour des raisons politique et éthique »; et l’amélioration de la couverture santé des salariés des entreprises de PHR, actuellement très inégalitaire, incluant notamment les CDD, trop souvent exclus des systèmes de protection.

La réunion de l’après-midi sur les grilles des employés a été encore plus courte. Si les patrons ont affirmé avoir travaillé sur le dossier avant la réunion, ils ont annoncé que les membres de la Commission sociale, réunis durant la pause déjeuner, n’ont pas réussi à trouver une position commune. « Nous sommes très loin du consensus au sein de la commission sociale et encore plus loin du consensus au niveau du bureau de notre fédération patronale », a expliqué le président de la Commission, William Captier.

Très clairement les patrons ont été renvoyés devant leurs responsabilités par la CFDT : à quoi bon maintenir une petite branche PHR et tenir compte de la spécificité de ces entreprises si elles n’arrivent pas à maintenir un dialogue social et construire des accords, alors que les temps sont aux fusions de syndicats patronaux ? Au final, les représentants de la CFDT ont décidé d’attendre que les patrons de la PHR donnent un mandat de négociation clair à leur commission sociale avant de revenir à la table des négociations, et ont précisé qu’en outre ils ne reviendraient négocier que lorsque des propositions écrites leur auront été préalablement communiquées.

19 Déc

Temps de travail : le forfait jour ne rétablit pas l’esclavage !

Nous invitons les cadres et journalistes à lire attentivement le prochain PV du Comité d’entreprise, qui traite de plusieurs points importants, notamment le travail sur Internet et le temps de travail dans les rédactions.

Comme l’ont rappelé les élus CFDT, les journées de travail sans fin deviennent la norme dans les rédactions, le travail sur internet venant s’ajouter à la charge déjà trop importante. Conséquence : les semaines de 50 à 60 heures hebdomadaires ne sont pas rares, mais, comme cela a été rappelé à la direction, totalement illégales.

Pour la CFDT, en aucun cas, la durée du travail ne doit excéder la durée légale européenne, soit 48 heures hebdomadaires. Un autre texte doit être pris en compte concernant les journalistes : la Convention collective qui stipule que le temps de travail des journalistes professionnels est de 39 heures par semaine. Pour nous, les RTT négociées dans le cadre des lois Aubry correspondent donc au delta entre 35 et 39 heures.

Nous avons rappelé à la direction que l’organisation du travail dans le respect de la réglementation était de sa seule responsabilité, et non pas de la responsabilité des salariés. Nous invitons donc les journalistes et cadres, CDD et CDI, à refuser de travailler comme des forçats et à faire respecter leurs droits.