07 Déc

Travail sur Internet : les élus CFDT et CGT ne céderont pas

La énième séance de négociation autour du travail sur internet, ce jeudi 29 novembre 2018 à Rennes, s’est, une nouvelle fois, montrée décevante, la direction de Publihebdos étant vraisemblablement atteinte d’une « macronite aiguë » : « on entend les demandes des syndicats, mais on garde le cap… »

Depuis des mois, les organisations syndicales interpellent la direction sur la charge de travail supplémentaire induite par le site actu.fr pour les journalistes de Publihebdos, sans que ceux-ci ne bénéficient des fruits de leur travail.

Les journalistes ne sont pas voués à rester de la ressource humaine quasi-gratuite mise à disposition d’actu.fr

Pour les élus de l’intersyndicale CFDT et Info’Com-CGT, c’est inacceptable !

C’est grâce au travail des journalistes que le site actu.fr peut s’enorgueillir de s’être hissé à la 3e place de la presse régionale, et la « calinothérapie » de la direction liée à ces bons résultats ne suffit plus.

Alors que les salaires de la branche sont très bas, il s’agit désormais de reconnaître ce travail supplémentaire, en le rémunérant à sa juste valeur.

Les demandes des syndicats dans le cadre de la négociation d’un nouvel accord bi-média, ne sont pas extravagantes, contrairement à ce que laisse entendre la direction. Ils demandent une revalorisation annuelle de 650 euros brut minimum par an pour tous les journalistes ce qui ne mettrait pas Publihebdos dans le rouge compte tenu des résultats de l’entreprise communiqués chaque mois !

Pourtant, si la direction dit reconnaître le travail supplémentaire demandé aux journalistes, que l’information en continu exigée par actu.fr n’est plus le travail d’un hebdomadaire, elle maintient une proposition indécente, limitant l’éventuelle prime bi-média à 8 points d’indice soit 31,60 euros brut par mois (410,80 euros annuels).

Face à cette proposition au « ras des pâquerettes », les organisations syndicales ont prévenu qu’il ne serait pas question de signer l’accord.

27 Sep

1% d’augmentation de branche au 1er novembre 2018

L’accord NAO 2018 de la branche PHR a été signé par l’ensemble des organisations syndicales, jeudi 27 septembre. Il prévoit une augmentation générale de 1% applicable au 1er novembre 2018, sur les salaires réels pour les journalistes, sur les minimas de branche pour les autres catégories.

1%, c’est trop peu, alors qu’ensemble, les organisations syndicales avaient demandé 3 %, constatant une inflation de 2,3% sur les 12 mois glissants (de juillet à juillet) et une prévision d’inflation autour de 1,7% pour l’année 2018. Mais c’est mieux que les 0,5% de la première proposition patronale…

Pour justifier cette politique sociale plutôt serrée, les éditeurs mettent en avant la dégradation globale des ventes (-4,67% en 2017) et du chiffre de la pub (-3,27%) que la montée en puissance du numérique ne compenserait pas, alors que le prix du papier journal, lui, ne cesse d’augmenter.

La nouvelle Alliance, regroupant les syndicats de la PHR, la PQD, la PQR et la PQN, est toutefois jugée comme étant une « bonne opportunité » par les patrons qui espèrent ainsi peser davantage face aux annonceurs, aux pouvoirs publics et aux géants du numérique avec lesquels devraient se négocier la mise en place d’un « droit voisin » pour l’utilisation des contenus de presse à l’horizon 2020-2021.

« Les effectifs de la PHR restent stables, mais les exploitations des entreprises sont fragiles » ont plaidé les éditeurs là où les syndicats ont mis en avant les pertes de pouvoir d’achat subies par les salariés de la branche.

L’accord, qui porte le point d’indice à 3,95€ pour les journalistes, 3,89 € pour les ouvriers et employés et 12,78 € pour les cadres fera l’objet d’une revoyure.

> LIRE AUSSI : les barèmes de salaire applicables en PHR

20 Sep

Motion de soutien des élus CFDT et GGT du CE de Publihebdos aux grévistes de Ouest-France

Les élus CFDT et CGT de Publihebdos apportent leur soutien plein et entier aux grévistes de Ouest-France contre le projet de mutualisation des éditions des quotidiens des Pays de Loire qui vise à supprimer 56 postes et fermer des rédactions, et partagent leur inquiétude quant à l’avenir du groupe.

Ce plan piétine les engagements historiques de Ouest-France de maintenir le pluralisme et la qualité de l’information et risque, à terme, de fragiliser l’ensemble du groupe.

Cette évolution vers toujours plus de rentabilité inquiète fortement les élus CFDT et CGT de Publihebdos qui déjà s’interrogeaient lors de la présentation du projet « inventons demain », semblant se transformer en projet « licencions aujourd’hui et demain ».

Dans cet « écosystème », les salariés de Publihebdos ne veulent pas devenir davantage les collaborateurs low-cost du navire amiral Ouest-France.

Fait à Rennes, le 20 septembre 2018

31 Août

200€ de prime internet pour les journalistes : le cadeau empoisonné !

De façon unilatérale, la direction de Publihebdos a décidé de gratifier les journalistes d’une prime exceptionnelle de 200€ pour le travail internet, alors que les discussions sur un vrai accord de travail bi-média sont dans l’impasse.

200€ brut, soit une douzaine d’euros net par mois, c’est ce que vaudrait le travail des journalistes pour leur contribution à la « machine » actu.fr

Une aumône totalement inacceptable face à nos demandes, très raisonnables, d’une rémunération d’au moins 600€/an en plus de la mise en place d’astreintes rémunérées pour ceux devant assumer la veille des week-ends.

Une prochaine rencontre sur ce sujet est prévue le 20 septembre avec la direction. D’ores et déjà, nous invitons les journalistes à se mobiliser et à faire remonter leurs mécontentement aux représentants syndicaux CFDT et CGT, ainsi qu’à leurs éditeurs.

Ensemble, nous disons un grand non au travail au rabais !

16 Juil

La CFDT apporte son soutien aux deux journalistes de Publihebdos agressés dimanche

Deux journalistes en reportage pour le site « Normandie actu » (actu.fr, groupe Publihebdos) ont été frappés, dimanche 15 juillet à Rouen, alors qu’ils couvraient les festivités liées à la victoire Française en finale de la Coupe du monde.

A Rouen comme dans d’autres villes, ces festivités ont été entachées par des scènes de violence et plusieurs agressions, dont celles de nos collègues Simon Louvet et Julien Bouteiller, pris à partie par un groupe d’individus sur le parvis de l’hôtel de ville, vers 20h30.

Simon filmait l’une de ces agressions lorsqu’un des protagonistes lui a demandé de supprimer sa vidéo. Il a refusé et a alors été frappé. Son collègue Julien a tenté de s’interposer. Il a lui aussi été projeté au sol et a reçu plusieurs coups de pied. Les deux journalistes ont fini la soirée à l’hôpital, avec trois jours d’ITT (incapacité temporaire de travail) pour Julien.

Il était de leur devoir de rendre compte de ces faits. Et la section CFDT de Publihebdos apporte son entier soutien à ces deux collègues, agressés parce qu’ils étaient journalistes et parce que des voyous ont décidé de s’en prendre aux témoins de leurs exactions.

Dans un communiqué, la direction de Publihebdos souligne que ses rédactions respectent les règles de droit, avant d’exiger « que La Liberté de la Presse et le Droit à l’Information soient également respectés. »

16 Juil

Publihebdos : osons dire STOP !

Dans un tract commun, les sections CFDT et CGT de Publihebdos appellent les salariés à dire STOP à la surcharge et à la dégradations des conditions de travail. Les journalistes réclament aussi la prise en compte du travail sur le numérique.

La situation à Publihebdos devient préoccupante.

Les élus de la CGT et de la CFDT constatent de nombreuses situations de souffrance au travail. Nous déplorons un climat difficile au sein de l’entreprise dû à une surcharge de travail généralisée et des pressions exercées par les éditeurs et la direction dans le seul but d’une rentabilité maximum.

> Dans les rédactions, en plus du support papier, les journalistes doivent répondre aux injonctions incessantes d’Actu.fr et de la performance web, sans aucune reconnaissance du travail effectué. Les discussions en cours qui obligeraient les journalistes à répondre à huit critères aberrants pour obtenir une prime de 15 euros bruts mensuels, ne laissent pas augurer d’une amélioration de la situation. Le développement du web ne doit pas se faire au détriment du papier.

> Dans les ateliers, on subit un abandon de la qualité et on doit faire avec des effectifs de plus en plus réduits. Tout le monde doit tout prendre sous menace de recours à la sous-traitance extérieure, déjà existante, et doit faire face à une gestion au jour le jour.

> Dans les services généraux, après la purge des accueils, les animateurs des ventes se retrouvent avec des secteurs trop importants pour travailler correctement. Pour les annonces légales, il n’y a pas de visibilité. La fermeture brutale de l’imprimerie de Bernay va entraîner de nouvelles réorganisations, sans compter la suppression de 5 emplois touchant des ouvriers.

Face à tout cela, nous demandons :
• Le rétablissement du dialogue social dans cette entreprise qui a jeté ses valeurs humanistes aux orties

• L’amélioration des conditions de travail et de rémunération de l’ensemble du personnel

• Davantage de considération pour les élus du personnel dont les remontées de terrain ne sont jamais prises en compte

Nous sommes tous concernés, ne baissons pas les bras, soutenez-nous, rejoignez-nous !

> N’hésitez pas à partager et à diffuser ce tract en le téléchargeant depuis le site internet : http://journalistes-cfdt.fr/act…/publihebdos-osons-dire-stop

07 Juin

[Téléchargement] Le nouveau « Livret du journaliste » est paru

Téléchargez-le, lisez-le, diffusez-le… Le nouveau « Livret du journaliste » édité par CFDT-Journaliste est paru, et il est gratuit.

Il permet de faire le point sur un grand nombre de sujets intéressant tous les journalistes :

  • la carte de presse,
  • la commission arbitrale des journalistes,
  • la déontologie,
  • la rémunération à la pige,
  • le contrat de travail,
  • le dialogue social,
  • la représentation dans l’entreprise.

Pour le télécharger : cliquer ici.

Vous pouvez aussi en demander un exemplaire « papier » en écrivant à :

Frédéric Marion-Garcia – Secrétaire général CFDT-Journalistes
Fédération Communication Conseil Culture CFDT
47-49, Avenue Simon Bolivar
75950 PARIS CEDEX 19

Par mail : journalistes@f3c.cfdt.fr

19 Avr

Une manœuvre grossière de la Sécurité routière met les journalistes en porte-à-faux

Les rédactions n’ont pas été consultées avant la publication de cette publicité.

Une pleine page de publicité de la Sécurité routière émanant de la régie Espace PHR est publiée cette semaine dans nos hebdomadaires, s’appuyant sur des extraits d’articles de la presse régionale pour promouvoir le passage aux 80 km/h, mesure on ne peut plus contestée dans les secteurs ruraux.

On peut penser ce qu’on veut de cette mesure en matière de sécurité routière. Mais en procédant ainsi à des fins de propagande, le Gouvernement met une nouvelle fois des journalistes en porte-à-faux qui voient leurs articles détournés : les quelques phrases extraites, allant toutes dans le sens de la Sécurité routière, sont en effet sorties de leur contexte et dénaturent les reportages.

De plus, il semblerait que les rédactions et les auteurs n’aient pas été consultés avant la diffusion de cette publicité.

Forte opposition

Rappelons que plus de 3 usagers sur 4 sont opposés à cette mesure prise de façon autoritaire par le Premier ministre et que la semaine dernière, au niveau national, ce sont 30 000 motards et automobilistes qui ont manifesté contre le passage aux 80 km/h.

Les journalistes ne peuvent que dénoncer cette tentative de manipulation grossière de l’opinion et demandent à la régie publicitaire Espace PHR de faire preuve d’un peu plus de discernement avant d’accepter les campagnes du Gouvernement.

Une question sur ce sujet sera posée au prochain Comité d’entreprise de Publihebdos, une de ces phrases ayant été piochée dans un article du Pays d’Auge.

05 Avr

Ne bradons pas le travail sur internet

Le développement du numérique a profondément changé les conditions de travail des journalistes de PHR

Reconnaissance du travail effectué, mise en place d’un cadre précis et versement d’une juste rémunération : ce sont ces trois points qui sont mis en avant par les journalistes CFDT de Publihebdos dans le cadre de la négociation d’un nouvel accord d’entreprise sur le travail internet.

Le précédent accord, conclu en 2015, est arrivé à son terme le 31 décembre dernier. Théoriquement, sa renégociation aurait dû être mise en chantier six mois avant son échéance, mais cela n’a pas été fait, la direction traînant plutôt des pieds sur ce sujet. Et pour cause : lors de la première réunion de négociation, elle a expliqué qu’elle entendait renégocier cet accord sur la base de l’accord précédent (à savoir une prime de 200 euros par an), ce qui, pour les journalistes CFDT, n’est pas acceptable.

Depuis 2015, en effet, le numérique a pris un poids considérable dans le travail des rédactions. Il représente aussi 7% du chiffre d’affaires publicitaire.

Les journalistes de PHR travaillent désormais de la même façon que leurs confrères des quotidiens (quant à la réactivité et la mise en ligne) et la création du portail actu.fr change aussi la donne sur le périmètre de diffusion de leurs articles.

Lors de la négociation de branche PHR sur la grille des journalistes, les éditeurs ont refusé toute discussion portant sur la révision des grilles de classifications et n’ont pas non plus voulu entendre parler de bonus de rémunération des journalistes pour le travail sur internet.

Pour Publihebdos, la direction considère que de fait, les journalistes de PHR sont « bimédias » et peuvent être appelés à travailler sur les supports multimédias sans rémunération supplémentaire. Un point de vue que nous ne partageons pas.

Nous revendications quant au travail sur internet au sein de Publihebdos portent sur trois points :

  • La reconnaissance du travail effectué : cela signifie que les éditeurs doivent réellement prendre en compte la charge de travail supplémentaire qu’apporte la mise en ligne d’informations en temps réel sur le site actu.fr et que cela ne peut pas se faire « en plus de tout le reste ». D’autant que le « web » ne s’accommode pas d’un simple copier-coller d’articles déjà diffusés dans les éditions « papier », nous répète-t-on sans cesse.
  • La définition d’un cadre précis : le projet actu.fr nécessite une grande implication des journalistes et dans plusieurs rédactions, des astreintes sont mises en place, notamment en ce qui concerne les faits divers. Dans ce domaine, on ne peut pas se satisfaire de solutions à géométrie variable, en fonction des zones et des éditeurs.
  • La juste rémunération : ce travail sur internet a profondément changé l’organisation des journées de travail et demande une veille constante, ce qui n’était pas le cas du temps des seuls journaux papier. Cela a aussi demandé une montée en compétences des journalistes, de plus en plus nombreux à maîtriser les « bons usages du net » tant sur la rédaction des articles numériques, que sur leur enrichissement avec des galeries photo et des vidéos.

Pour ces raisons, alors que la GPEC des journalistes n’avance pas et ne débouche sur rien, les journalistes CFDT demandent :

  • un complément de rémunération pour chaque journaliste travaillant sur le web de 50 euros brut par mois (soit 650 euros brut / an)
  • la mise en place de primes d’astreinte de week-end d’un montant de 15 euros par jour (samedi, dimanche, jour fériés et RH) en plus de la récupération des heures travaillées en cas de sortie terrain un jour d’astreinte.
  •  L’extension du paiement de ces primes aux journalistes et titres hors UES, mais rattachés à actu.fr (comme SEPR, par exemple).

La signature d’un tel accord dépendra certainement du rapport de force que les journalistes de Publihebdos et ses filiales pourront exercer sur la direction. Et nous aurons certainement besoin de votre mobilisation pour les faire aboutir ces demandes. Ne bradons pas le travail sur internet.

19 Jan

Fake News : est-il utile de légiférer aujourd’hui ?

Les journalistes de la CFDT soulignent que, sans la protection des sources, sans la négociation de chartes d’éthique de presse, sans un réexamen du statut juridique des entreprises de presse d’information, la mission d’informer est en danger.